『•』 Les souvenirs d’une nation effondrée ☀️ #anselmkiefer travaille sur de grands formats avec beaucoup de matériaux (cendres, plomb, sable, béton, végétaux, peinture…) Le premier défi est donc physique Je ne m’en rends pas toujours compte devant une œuvre mais créer des heures et des jours sur une toile d’une telle ampleur est épuisant et, en réalité, cela nécessite une excellente hygiène de vie. Encore aujourd’hui, j’imagine parfois qu’un artiste dont l’art est reconnu est un doux rêveur qui aime la bohème 😅 Or cette catégorie dilettante, hier comme aujourd’hui, et comme dans d’autres activités que l’art, me semble finalement rare. Le sens des choses demande de la réflexion, du temps et la pratique à haut niveau, un exercice répété et quotidien. Une véritable transhumance pour, comme ce que je vois dans ce tableau, franchir des étapes – personnelles et ici formelles – et transformer sa vie et la manière de la montrer. Je pourrais dire simplement, pour réussir à exprimer qui je suis. J’aime le travail d’Anselm parce qu’il m’est impossible de rester impassiblesm devant son travail : Le format est comme une vaste forêt devant moi, il m’attire, mais c’est juste dû à mon premier regard. La densité, elle, tous les détails que je vois dans cette étrange forêt – comme la forêt noire en Allemagne – ces matériaux figés, qui me semblent pourtant en mouvement, achèvent de me convaincre que ce travail vibre comme une chanson sourde pleine de mots glorieux. J’ai l’intuition de chacune de ses œuvres me serre avec force dans ses bras pour me donner un message dans le creux de l’oreille. A travers son œuvre, je ne sais pas pourquoi, mais je ressens la force et le désespoir – dissimulé fièrement ou mis de côté pour avancer – du peuple de Prusse et d’Allemagne. Ce pays aurait dû être celui du XXieme siècle. Je pense à Bach, Beethoven, Kant, Goethe, Novalis et Friedrich…Toutes ces inspirations qui ont sombres après après des conflits si meurtrier que je n’arrive encore pas à les comprendre. . Être un artiste allemand depuis 1945, je l’oublie vite, c’est aussi porter une charge historique lourde. M générations…Un post est trop court pour tout dire, peut-être aurais-je l’occasion d’écrire d’avantage sur Anselm 👌🔸🔹🔸

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